Droits de l'Homme

Un homme se lavant le visage.

L'eau devrait être gérée comme un bien commun accessible à tous, plutôt que comme une marchandise, déclare le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme à l'eau potable et à l'assainissement. Pedro Arrojo-Agudo plaide pour une approche de la gestion de l'eau fondée sur les droits humains, estimant que l'accès à l'eau ne doit pas dépendre de la capacité de chacun à en payer le prix. Il souligne le rôle crucial de l'eau dans la cohésion sociale et définit trois priorités pour l'utilisation de l'eau : « L'eau pour la vie », essentielle à la dignité humaine ; « l'eau et ses fonctions d'intérêt général », vitale pour la société ; et « l’eau pour le développement économique », utilisée pour les activités productives. Son rapport propose des recommandations pour la gestion de l'eau en tant que bien commun, y compris des stratégies de non- dégradation, de restauration des écosystèmes pollués, de recouvrement des coûts et de rentabilité.

Trois femmes noires se tiennent debout et sourient devant la caméra au Siège de des Nations Unies à Genève.

« Je suis une femme noire et je ne peux donc pas aborder la lutte contre le racisme sans parler du féminisme. En tant que femme de couleur, je dois faire face à tous les aspects de l’oppression qui m’affectent », a déclaré Rokhaya Diallo, journaliste française, membre de la commission O’Neill-Lancet sur le racisme, la discrimination structurelle et la santé mondiale. Mme Diallo s’est exprimée lors de la 57e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, qui portait sur le racisme systémique et l'intersectionnalité. Le Haut-Commissaire Volker Türk a présenté un rapport qui présente l’intersectionnalité comme un outil essentiel pour lutter contre le racisme systématique et contre les séquelles de l’esclavage et du colonialisme. Le rapport souligne que le racisme systémique est façonné par les formes multiples et croisées de discrimination, donnant lieu à des expériences uniques d'oppression.

Photo de Olivier De Schutter pendant son allocution

Le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté, Olivier De Schutter, parle du phénomène de l’épuisement professionnel, de plus en plus fréquent dans un monde moderne qui tend à valoriser la productivité des travailleurs en dépit de leur santé mentale, dans une course à la croissance économique.

Dans un entretien accordé à Felipe De Carvalho d'ONU Info, l'expert estime que la recherche de l'augmentation du PIB à tout prix crée notamment « une vague de troubles de santé mentale » parmi les personnes en situation de pauvreté. Écoutez son témoignage.

Une fresque de femmes peinte à Mexico pour commémorer le 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Eva Jiménez Bracamontes, illustratrice et artiste de rue mexicaine, a réalisé une grande fresque intitulée « Tous les droits, tous les peuples » sur le marché « Central de Abastos » à Mexico. Cette fresque vise à capturer l’essence de sujets pertinents pour la réalité mexicaine, comme les disparitions forcées, le droit à l’alimentation, à l’éducation, à la culture, les migrants, la discrimination et le racisme, entre autres. Le projet, mené dans le cadre de l’initiative « Droits humains 75 », a reçu le soutien HCDH au Mexique et d'autres acteurs clés pour promouvoir les droits humains par le biais de l'art.

Image partielle d'un bras et d'une main assombris sur un fond couleur marron.

Le HCDH et le système des Nations Unies plaident en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort pour trois raisons principales : elle est profondément difficile à concilier avec les droits humains, en particulier le droit à la vie ; tout système judiciaire, aussi solide qu’il soit, risque d’être influencé par des préjugés et n’est pas à l’abri d’erreurs ; et il existe peu, voire aucune preuve que la peine de mort a un effet véritablement dissuasif sur la criminalité en général. La Déclaration universelle des droits de l’homme sert de point de référence, car elle montre que tous les êtres humains ont un droit inné et essentiel à la vie et ne doivent pas être soumis à des peines cruelles, dégradantes ou à la torture, rappelle Helen Prejean, , qui milite contre la peine de mort aux États-Unis.

Des femmes travaillent derrières des machines de couture

Le dernier rapport du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage met en lumière l’exploitation souvent négligée et répandue des personnes incarcérées dans le monde.

Une femme tient un bébé dans ses bras dans une chambre; à sa droite un jeune enfant la regarde et à sa gauche une jeune fille se tient à côté de la porte d'entrée.

La minorité rom souffre depuis longtemps de discrimination dans tous les domaines de la vie, du logement à l’éducation, en passant par l’emploi et les soins de santé.

Image d'une femme rom tenant un bébé et deux autres enfants regardant la porte ouverte d'un appartement.

La minorité rom souffre depuis longtemps de discrimination dans tous les domaines de la vie, du logement à l’éducation, en passant par l’emploi et les soins de santé. Un programme mené par le bureau du HCDH en République de Moldova aide les familles roms vulnérables à exercer leurs droits humains et à s’intégrer dans la société grâce à un réseau de médiateurs de la communauté rom expérimentés et opérant dans la région.

Scène de rue avec des photos de personnes disparues.

L’organisation d’associations de recherche de personnes disparues au Mexique a connu une croissance exponentielle au cours des 15 dernières années. Les registres officiels du Mexique indiquent que 115 000 personnes sont actuellement portées disparues. La plus forte concentration de disparitions s’est produite entre 2006 et aujourd’hui, ce qui coïncide avec le début de la « guerre contre la drogue ». Selon le HCDH, plusieurs défis se posent, notamment l’impunité généralisée, l’insuffisance des capacités institutionnelles pour rechercher les personnes, la coordination et la collaboration institutionnelles limitées, l’insécurité et les risques encourus par les défenseurs des droits humains, y compris les chercheurs, ainsi que la crise médico-légale. C’est dans ce contexte que le bureau du HCDH au Mexique œuvre pour promouvoir la lutte contre la disparition des personnes, notamment par l’accompagnement des victimes, des proches et des associations, l’offre de conseils techniques aux autorités et aux institutions de l’État, l’aide aux organisations de la société civile, le soutien à la mise en œuvre des recommandations internationales et l’amélioration de la visibilité, de la diffusion et de la sensibilisation à ce problème.

 

Photo d'une peinture murale

Il reste encore beaucoup à faire pour assurer le succès de la Mission multinationale de soutien à la sécurité qui a été déployée en Haïti pour aider la police nationale à lutter contre le niveau de violence extrême et chronique qui règne dans la capitale Port-au-Prince et ses alentours.
C’est ce qu’a affirmé Bob Rae, le Représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies et Président du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) et de son groupe consultatif sur ce pays des Caraïbes, de retour d’une visite de terrain dans le pays. Écoutez son témoignage dans cet entretien avec ONU Info.

Salle du Conseil des droits de l'homme

Le Conseil des droits de l'homme est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies, composé de 47 États qui ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l'homme autour du globe. Il tiendra sa 57e session ordinaire à Genève du 9 septembre au 11 octobre prochains. Durant ces cinq semaines de session, le Conseil examinera plus de 80 rapports présentés par le Secrétariat des Nations Unies et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, par des experts des droits de l'homme et par d’autres organes d’enquête concernant de nombreux thèmes et intéressant la situation des droits de l'homme dans près de cinquante pays. Au total, le Conseil tiendra vingt débats interactifs avec des titulaires de mandats des procédures spéciales.  

Un homme et une femme observent la rivière Guapinol dans le Nord du Honduras.

La communauté de Guapinol, dans le nord du Honduras, vit essentiellement de l’agriculture, de l’élevage et des fonds envoyés par des proches vivant aux États-Unis. Entourée de plantations de palmiers africains, la rivière Guapinol redevient peu à peu une source d’ombre et d’eau propre et claire, comme elle l’a toujours été jusqu’en 2018, lorsque la population s’est rendu compte de son haut niveau de pollution. Juana Zúniga et José Cedillo, des écologistes, se sont battus pour le droit à un environnement sain. Leur action a abouti à l'adoption d'une loi importante, le décret exécutif 18-2024, qui garantit la protection des zones protégées du Honduras et interdit l'exploitation minière dans ces zones.

Rehana et son bébé assis sur une chaise.

En 2023, le Yémen a vu arriver un nombre important de femmes et de jeunes filles en provenance de la Corne de l'Afrique. À leur arrivée dans les locaux de l'OIM, nombre de ces migrantes sont souvent blessées, gravement déshydratées et présentent des signes évidents de mauvais traitements. Nombreuses sont celles qui ont été détenues par des passeurs dans des conditions épouvantables, soumises à des violences physiques et sexuelles, et ont subi de graves formes d'abus et d'exploitation. Rehana est l’une d’entre elles et a connu ces horreurs. Comme beaucoup d'autres, elle suit des séances régulières de soutien psychologique et de santé mentale au point d'accueil des migrants, ce qui l'aide à se rétablir sur le plan émotionnel.

Portrait de Win Faidah

Win Faidah, qui a survécu à des abus, sensibilise aujourd'hui les femmes indonésiennes et leur donne les moyens de se protéger contre l'exploitation et la violence dont elles sont victimes en tant que travailleuses migrantes.

Un groupe de jeunes enfants assistant à un cours de mathématiques.

Au Niger, le centre pour les victimes de la traite, ouvert en juillet 2019 et géré par l'Agence nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants (ANLTP) avec le soutien de l'OIM, est devenu un sanctuaire pour les survivants comme Zara. Ici, ils bénéficient d'une protection, d'une assistance et d'une chance de réintégrer leur communauté. Dès son arrivée, chaque personne est enregistrée et soumise à un entretien visant à identifier ses besoins spécifiques. Les travailleurs sociaux, très investis, veillent à ce que les services vitaux, y compris l'assistance médicale et juridique, soient fournis, ne négligeant aucun aspect de la guérison et du rétablissement. Les enfants représentent près de 60 % de la population du centre, où ils trouvent un refuge et une chance de guérir avant de retrouver leur famille.