Sonya Kirgizova, une agricultrice respectée de la région de Tojikobod au Tadjikistan, est devenue une figure de proue des efforts visant à relancer les cultures traditionnelles et à renforcer l'agriculture locale. Alors que de plus en plus d'hommes migrent pour trouver du travail, des femmes comme Sonya gèrent désormais les exploitations agricoles, mais manquent souvent de ressources. Sonya s'est associée à la FAO afin de former les femmes au jardinage, à la culture sous serre et à l'apiculture, et a contribué à la création de banques de semences communautaires qui stockent des semences résistantes au climat.
Agriculture et alimentation
Une formation de la FAO, qui associe expérience acquise sur le terrain et méthodes issues de la recherche, aide Maryam et d’autres agricultrices iraniennes à améliorer leur production dans des conditions de plus en plus difficiles du fait de la sécheresse et du manque d’eau. Cette formation associe les connaissances scientifiques et les décisions quotidiennes prises dans les champs. Elle aide les cultivateurs à exploiter l’eau de manière plus efficace, à réduire les risques de contamination et à améliorer la productivité à long terme.
Près de la moitié des 1,3 milliard de jeunes dans le monde vivent dans des zones rurales et débordent de potentiel entrepreneurial. Pourtant, ils n'ont souvent pas accès aux opportunités qui leur permettraient de s'épanouir. Des investissements ciblés, réalisés dans le cadre des programmes du FIDA axés sur les jeunes, permettent de libérer ce potentiel, en créant des emplois, en favorisant le leadership dans le secteur agroalimentaire et en renforçant les économies rurales. En développant les compétences, en facilitant l'accès au financement et en mettant les jeunes en relation avec les marchés, des initiatives telles que les pôles agroalimentaires donnent aux jeunes les moyens de se construire un avenir durable dans leur communauté plutôt que de migrer vers d'autres régions. Ces exemples de réussite soulignent l'importance des investissements dans la jeunesse rurale pour la sécurité alimentaire, la croissance économique et une stabilité durable.
Dans la région de Kakhétie, en Géorgie, Sophio Khutitdze, viticultrice et vigneronne de 25 ans, révolutionne la culture du raisin et la production de vin. Forte d'une formation scientifique et animée par son amour de la nature, elle gère 40 hectares de vignobles où la qualité commence par le raisin. Dans le cadre d'un projet de la FAO financé par l'Union européenne et la Suède, elle utilise des diffuseurs de phéromones de synthèse pour lutter contre les insectes, réduisant ainsi l'utilisation de pesticides tout en protégeant les rendements et la sécurité alimentaire. En tant que formatrice nouvellement qualifiée, elle partage désormais ses techniques de gestion intégrée des vignobles avec d'autres, rejoignant ainsi 23 caves réparties dans quatre régions qui adoptent des pratiques durables. Découvrez comment Sophio et ses pairs transforment le secteur viticole de Géorgie.
Depuis des générations, les pois chiches sont au cœur de la cuisine libanaise. Ils sont intimement liés à l’identité culturelle de ce pays, où l’on consomme en moyenne 3,25 kg de pois chiches par an et par personne. Marie Therese fait partie des nombreux agriculteurs et agricultrices de la région de la Bekaa qui participent au regain d’activités menées au Liban pour relancer la culture du pois chiche, dans le cadre de l’initiative « Un pays, un produit prioritaire » de la FAO, mise en œuvre en partenariat avec le Ministère de l’agriculture libanais.
Dans la grande forêt équatoriale de l’est du Cameroun, les Baka vivent depuis des siècles en harmonie avec l’environnement, pratiquant la chasse et la cueillette et faisant de l’abondance qu’offre la nature une source de nourriture et le terreau de leur mode de vie. Or, depuis quelques années, il s’exerce une pression croissante sur les ressources naturelles. Avec le soutien de la FAO, les communautés se tournent vers l’agriculture et l’apiculture pour s’adapter au changement climatique. Aujourd’hui, à Mayos, le manioc, autrefois rare, est cultivé localement. Le miel, récolté en toute sécurité, est devenu une source de revenus et de fierté.
Dans le sud du Brésil, une boisson est toujours plus qu’il n’y paraît. Une cuia, récipient couramment utilisé, remplie de chimarrão, l’infusion traditionnelle brésilienne à base de yerba maté, passe de main en main, créant ainsi un espace de conversation et un climat de convivialité. Cette tasse est plus qu’une source de chaleur: elle porte en elle le souvenir de la forêt et les connaissances nécessaires pour vivre avec elle. Dans l’État du Paraná, dans le centre-sud du Brésil, le yerba maté est cultivé dans les forêts naturelles. Cette production durable protège les moyens de subsistance des familles depuis des générations et crée un paysage où l’agriculture dépend de la forêt au lieu de la remplacer.
Les choix que nous faisons aujourd’hui pour la gestion des terres, des sols et de l’eau détermineront la manière dont nous répondrons aux demandes actuelles et futures tout en protégeant les précieuses ressources de notre planète pour les générations à venir. L’édition 2025 de L’État des ressources en terres et en eau pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde met en relief les défis pressants que constituent la dégradation des terres causée par l’homme, la pénurie d’eau et le changement climatique, ainsi que leur impact sur la productivité agricole et les écosystèmes. Elle examine le potentiel caché et inexploité que recèlent les ressources en terres et en eau s’agissant de renforcer la production agricole durable en préservant ces ressources limitées.
Les exploitations agricoles familiales, lorsqu'elles bénéficient d'un financement public intelligent et mixte, peuvent devenir de puissants moteurs de la sécurité alimentaire, de la prospérité rurale et de la résilience climatique.
Aux quatre coins de la planète, les catastrophes se font plus fréquentes et plus intenses, et engendrent des défis sans précédent pour le secteur agricole et la sécurité alimentaire. Le récent rapport de la FAO dresse une analyse complète des multiples perturbations que les catastrophes provoquent dans les systèmes agroalimentaires, depuis les pertes de production immédiates jusqu’aux répercussions en cascade qui se font sentir par le biais des infrastructures, des marchés, des systèmes financiers et des services écosystémiques. En plus de rendre compte de ces défis croissants, le rapport trace une voie possible vers une transformation fondée sur l’innovation numérique.
Famine : 16 « points chauds » au bord de l’effondrement alimentaire
Des millions de personnes supplémentaires risquent de sombrer dans la famine au cours des prochains mois, alerte un nouveau rapport des Nations Unies. Conflits, chocs économiques, conditions climatiques extrêmes et effondrement des financements humanitaires se conjuguent pour précipiter 16 régions du monde au bord de la catastrophe alimentaire.
Le terrain volcanique de Lanzarote semble aride, mais les agriculteurs y cultivent des vignes, des patates douces et des fraises selon des méthodes traditionnelles. Après les éruptions de 1730 à 1736, les habitants se sont adaptés en utilisant des techniques de paillage à base de cendres et de sable qui permettent de conserver l'humidité et d'enrichir le sol. Ces pratiques, qui couvrent plus de 12 000 hectares, ont valu à Lanzarote d'être reconnue en 2025 par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture pour son agriculture durable et sa biodiversité.
Juliana marche dans son champ sur le petit chemin qui sépare les parcelles bien délimitées de cultures en pleine croissance. Elle s’arrête devant un chou et le ramasse dans un sourire. Jadis arides, ses champs sont aujourd’hui verdoyants grâce à un système d’irrigation à énergie solaire. Ce système et une formation dispensée au sein d’une école pratique d’agriculture de la FAO ont aidé Juliana à diversifier ses cultures, à améliorer la fertilité des sols et à garantir la sécurité alimentaire de sa famille durant toute l’année.
Malgré les difficultés que pose une agriculture pratiquée à haute altitude et les effets croissants du changement climatique, les femmes kichwa et les systèmes alimentaires et systèmes de connaissances de leur peuple autochtone sont, depuis des siècles, le ciment de la sécurité et de l’autonomie alimentaires de cette région équatorienne. Le nom local des parcelles qu’elles cultivent est chakra. Ce terme désigne un système agricole riche en biodiversité reconnu en 2023 par la FAO comme étant un système ingénieux du patrimoine agricole mondial. En plus de contribuer à la nutrition, à la sécurité alimentaire et aux revenus, les chakras sont aussi une source de médicaments, de combustibles et de fourrage.
Des bocaux débordant de produits variés sont soigneusement disposés sur la table – des légumes en saumure fraîchement préparés, des confitures et du concentré de tomates d’un rouge intense. À côté, un groupe de femmes découpe méticuleusement des carottes d’un orange vif et écrase des gousses d’ail, tandis qu’un autre épluche des pommes – tous venant s’ajouter aux piles grandissantes d’ingrédients frais, prêts à être transformés et conditionnés dans des récipients. En Afghanistan, où les moyens de subsistance des femmes sont limités, les femmes de Jabal Saraj ont fait de la production de légumes en saumure et de confitures une source de revenus.













