Agriculture et alimentation

Une mère donnant du porridge à ses enfants.

En 2025, la faim dans le monde a reculé pour la troisième année consécutive, ce qui montre que des progrès sont possibles. Toutefois, les améliorations demeurent fragiles, réparties de manière inégale et insuffisantes pour concrétiser les objectifs de développement durable (ODD) d’ici à 2030, selon le rapport sur L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2026, publié mardi par cinq organismes spécialisés des Nations Unies.

des personnes sur une colline en train de cueillir des feuilles de thé.

Le secteur agricole rwandais est le pilier de cette économie enclavée d’Afrique de l’Est, puisqu’il emploie 64,5 pour cent de la population. Dans le pays, le thé a changé la vie de nombreuses communautés rurales. Plus de 83 pour cent de la production agricole du Rwanda est issue de la petite agriculture. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) travaille avec le Gouvernement du Rwanda afin que celui-ci mette au point une stratégie nationale pour le secteur du thé, qui vise à améliorer la qualité et à aider le pays à satisfaire aux normes internationales et à accéder aux meilleurs marchés.

Une femme tenant un fruit de cacao.

Au village d’Ananguié, dans le sud de la Côte d’Ivoire, Sylvie Sopie N’Gbesso, une cultivatrice de cacao de 46 ans, parcourt sa plantation de deux hectares machette à la main. Elle procède à ce qu’elle appelle le «nettoyage» pour maintenir sa parcelle propre et en bonne santé. Comme Sylvie, des cultivatrices de cacao en C$ote d'Ivoire transforment des plantations de cacaoyers situées en plein soleil en systèmes d’agroforesterie prospères, où des arbres d’ombrage et des arbres fruitiers maintiennent des températures fraîches et accroissent la production. Par l’intermédiaire de coopératives, les agriculteurs peuvent louer du matériel comme des tricycles, des outils d’élagage et des tronçonneuses, et engager des ouvriers quand ils en ont besoin.

Des femmes exposant des grappes de dattes sous un arbre.

Inspirée par les traditions de culture des dattes du sud de la Tunisie, Kaouther Aounallah, agronome, est revenue dans sa ville natale pour lancer « Sweet Jana », une boulangerie qui élabore des produits nutritifs à base de dattes. Grâce au soutien du programme « agri-accélérateur » de la FAO, elle a renforcé son entreprise par le biais d’un accompagnement, d’un financement et de conseils techniques, élargissant ainsi son impact économique, social et environnemental. Son entreprise promeut des en-cas plus sains, préserve les traditions locales, crée des emplois et autonomise les femmes et les jeunes dans une région où les opportunités sont limitées. Le parcours de Kaouther montre comment l’innovation ancrée dans le patrimoine local peut favoriser le développement rural durable et renforcer les communautés.

des filets de poisson prélevés à l'aide de pinces

Substitution d’espèces, étiquetage erroné... Avec plus de 12 000 espèces commercialisées, le secteur mondial de la pêche et de l’aquaculture est de plus en plus exposé à la fraude alimentaire. Dans un rapport publié en 2026, la FAO dresse un tableau détaillé de la fraude alimentaire dans le secteur des produits aquatiques et décrit les types, les causes et les conséquences de ce phénomène. Découvrez quelques-unes des pratiques « douteuses » décrites dans le rapport, auxquelles les consommateurs sont invités à prêter attention.

Une femme sourit à la caméra, avec l'un de ses yaks en arrière-plan.

Avant même que la brume ne se dissipe sur les collines du district de Panchthar, dans l’est du Népal, Subita Rai a déjà commencé sa journée. Après avoir terminé l’école secondaire, la plupart de ses camarades sont partis en ville. Subita est revenue dans son village de montagne pour perpétuer la tradition de ses parents et s’occuper d’un troupeau de yaks. Grâce à une collaboration entre le secrétariat du Partenariat de la montagne, hébergé par la FAO, et l’atelier de transformation et de production de fromage de yak de Kanchenjunga, Subita et sa famille ont pu accéder à du matériel permettant de transformer le fromage, à des installations améliorées et à des formations couvrant la production, les compétences commerciales, la commercialisation et le développement de la chaîne de valeur.

Une terre où les cultures sont en train de pousser.

Que ce soit dans les champs, les pâturages, les forêts, les rivières et les mers, les choix des pays relatifs à l’alimentation des populations sont parallèlement susceptibles de créer de la résilience, de réduire les émissions, d’enrayer l’érosion de la biodiversité et de restaurer les terres dégradées. C’est pourquoi la FAO et le FEM œuvrent ensemble en vue d’aider les pays et les communautés rurales à trouver, mettre en œuvre et transposer à plus vaste échelle des solutions agroalimentaires offrant des retombées positives à tous les niveaux. Chaque investissement repose sur des recherches et données scientifiques qui orientent les décisions et les politiques, sur des capacités de mise en œuvre qui permettent de concrétiser les plans, ainsi que sur de solides mesures de sauvegarde et mécanismes de suivi qui mettent en lumière les résultats obtenus.

Une agricultrice en premier plan récolte du thé.

Le thé a été introduit au Rwanda dans les années 1950, mais le secteur a connu une croissance rapide au cours des dernières décennies. Le climat du Rwanda, qui conjugue précipitations abondantes et ensoleillement important, ses douces collines et ses sols volcaniques riches en minéraux créent un environnement idéal pour la production de thé. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) travaille avec le Gouvernement du Rwanda afin que celui-ci mette au point une stratégie nationale pour le secteur du thé, qui vise à améliorer la qualité et à aider le pays à satisfaire aux normes internationales et à accéder aux meilleurs marchés.

Une agricultrice pose avec un verre de lait pour une photo

Il y a des années, Nino a quitté son village et s’est initiée à l’art de la fabrication du fromage au contact des habitants de la commune de Tsalka, dans une région montagneuse de la Géorgie. C’est auprès d’eux qu’elle a appris les secrets de la fabrication de deux fromages géorgiens, le sulguni et l’imeruli, ainsi que d’autres fromages plus répandus. Grâce au soutien de la FAO, Nino a pu se procurer les équipements dont elle avait besoin pour assurer la production et la sécurité sanitaire des aliments et suivre une formation afin d’approfondir ses connaissances sur ces outils et mettre en pratique ce qu’elle avait appris. En associant production pastorale traditionnelle et normes de qualité rigoureuses, elle s’assure d’une production naturelle à la fois sans danger et durable.

Plusieurs rangées de laitues poussant dans une serre.

Dans la petite serre d’une exploitation familiale du sud de la Grenade, la laitue pousse sans terre, grâce à l’énergie solaire. Grâce à un projet mis en œuvre par la FAO et financé par le Fonds vert pour le climat, l’exploitation familiale des Benjamin s’est tournée vers l’hydroponie pour faire face au problème des précipitations irrégulières. Par rapport aux méthodes de culture traditionnelles, la culture hydroponique consomme jusqu’à 90 pour cent d’eau en moins. En tant que technologie d’adaptation au changement climatique, la culture hydroponique réduit également l’exposition aux organismes nuisibles disséminés par la terre, et permet une utilisation plus efficace de l’espace, des intrants et de la main-d’œuvre.

Un vaste paysage de pâturages ouverts, parsemé de ruisseaux peu profonds, d'herbe rase et de trois lamas.

Quand nous parlons de parcours, de quoi parlons-nous exactement? Qui vit sur ces terres? Quels sont les liens étroits unissant ces paysages, les animaux qui y vivent et les personnes qui les gardent, pour former l’un des écosystèmes les plus importants de la planète ? À l’occasion de l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (2026), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) donne un coup de projecteur sur les parcours et les éleveurs pastoraux pour mettre en valeur leur importance. Voici cinq questions pour comprendre les notions essentielles.

Un humanitaire de la FAO et deux femmes discutent en mangeant un fruit dans un champ.

Autrefois, Rita commençait ses journées par une marche de trois kilomètres pour aller chercher de l’eau, jonglant entre les travaux des champs et la garde de ses enfants, alors que la sécheresse et les moyens d’irrigation limités menaçaient les récoltes et la sécurité alimentaire. Cette routine a changé lorsqu’un nouveau barrage a permis de créer un réservoir pour sa communauté. Construit par la FAO avec le soutien financier du Gouvernement angolais et de l’Union européenne, ce barrage s’inscrit dans le cadre du programme FRESAN de la FAO, qui vise à renforcer la résilience en matière d’eau et d’alimentation dans le sud de l’Angola. Grâce à une irrigation tout au long de l’année, Rita cultive désormais des denrées de base et des légumes, vend ses excédents pour aider à couvrir les frais de scolarité et met en pratique avec ses enfants les nouvelles techniques apprises dans les écoles pratiques d’agriculture de la FAO.

Un groupe d'enfants en train de manger dans une école au Bhoutan.

Une initiative, lancée par le Gouvernement royal du Bhoutan avec le concours de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), met directement en lien des petits éleveurs de volaille et des programmes d’alimentation scolaire en vue de lutter contre la malnutrition chez les enfants tout en créant un marché stable pour les producteurs ruraux. Ce projet pilote mené sur deux ans, appelé «Un enfant, un œuf», permet actuellement de proposer des œufs à 32 000 élèves dans 343 écoles du pays. Les élèves disent avoir remarqué une nette amélioration de leur santé et de leur énergie à l’école et les enseignants indiquent que les élèves semblent plus attentifs en cours depuis le lancement du programme.

Photographie d’une femme entrepreneure debout devant une boutique ou un entrepôt, entourée de sacs de produits alimentaires locaux (riz, maïs, céréales) empilés.

Le FIDA utilise un modèle de financement combinant contributions de base (investissements à long terme) et contributions supplémentaires (fonds ciblés pour des priorités spécifiques). Grâce à ces dernières, comme l’initiative norvégienne « Nourrir les humains et la Terre », 263 835 personnes et 50 000 élèves ont bénéficié de programmes nutritionnels dans sept pays africains. Les résultats incluent la création de 23 000 jardins familiaux, une augmentation de 700 % du cheptel avicole au Burkina Faso, et des formations pour réduire les pertes post-récolte. Ce modèle prouve que les fonds ciblés amplifient l’impact des projets existants, tout en restant flexibles et efficaces, comme le montre le partenariat historique entre le FIDA et la Norvège.

Deux personnes vêtues de combinaisons blanches de type hazmat pilotent un drone dans des champs de bananiers.

Au Venezuela, la banane est depuis des générations un symbole de subsistance et de tradition, mais en 2023, le champignon fusarium tropical race 4 est arrivé dans les zones de production, provoquant une urgence phytosanitaire. Ce champignon, qui provoque une maladie dévastatrice chez les bananiers et les plantains, peut rester dans le sol pendant plus de deux décennies, menaçant la production et la vie de ceux qui en dépendent. Avec le soutien de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et des autorités nationales, les agriculteurs apprennent à gérer la maladie, ce qui contribue à relancer la production et à renforcer la résilience face à de futures épidémies.