À l’occasion de la réunion du Conseil de sécurité du 22 juillet sur la gouvernance des ressources naturelles comme fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité, organisée par la République démocratique du Congo, qui assure la présidence du Conseil ce mois-ci, ONU Info donne la parole
Ressources naturelles et environnement
Minerais et conflits en RDC : pourquoi les règles ne suffisent pas | Nations Unies
Les minerais extraits dans les zones de conflit de l'est de la République démocratique du Congo continuent d'alimenter les chaînes d'approvisionnement mondiales, souvent mélangés à des cargaisons légales et revendus sans que leur véritable origine ne soit connue.
Dans la réserve de biosphère d’Oxapampa–Asháninka–Yánesha, au Pérou, des femmes autochtones et rurales protègent les abeilles indigènes sans dard pour renforcer la biodiversité, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance locaux. Dans le cadre du projet « Les femmes pour les abeilles » soutenu par l’UNESCO et Guerlain, les participantes bénéficient d’une formation et de ressources leur permettant de pratiquer une méliponiculture durable, alliant savoir-faire traditionnels et techniques modernes. Cette initiative permet aux femmes d’acquérir de nouvelles compétences, de bénéficier de nouvelles sources de revenus et d’assumer des rôles de leadership, tout en contribuant à la conservation de pollinisateurs essentiels menacés par la perte de leur habitat, les pesticides et le changement climatique.
Plus de 2 milliards d'hectares de terres dans le monde sont dégradés, ce qui affecte plus de 3 milliards de personnes. Des écosystèmes vitaux et d'innombrables espèces sont menacés. Face à l'aggravation et au caractère plus long des sécheresses, des tempêtes de sable et de la hausse des températures, il est essentiel de trouver des moyens d'empêcher les terres arides de devenir des déserts, les sources d'eau douce de s'évaporer et les sols fertiles de se transformer en poussière. Cela peut sembler une tâche insurmontable, mais ce n'est pas le cas. Découvrez avec l'PNUE sept façons de s'impliquer dans la restauration des écosystèmes.
La plupart des stratégies de conservation commencent par tracer une frontière autour d’une forêt et en exclure les populations humaines. Les réserves de biosphère de l’UNESCO reposent sur l’hypothèse inverse : les communautés qui vivent au cœur des paysages les plus essentiels sur le plan écologique ne sont pas le problème, mais font partie de la solution. Réparties dans 142 pays, plus de 700 réserves de biosphère reconnues couvrent plus de 7,5 millions de kilomètres carrés. Elles fonctionnent comme ce que l’UNESCO appelle des « laboratoires vivants » : des espaces où la conservation de la biodiversité, la recherche scientifique et les besoins des communautés locales sont gérés conjointement, plutôt que mis en concurrence les uns avec les autres.
À travers les hauteurs des Andes, les communautés autochtones protègent les vigognes et les prairies fragiles grâce au chaku, préservant ainsi leur culture, la biodiversité et l'équilibre avec la nature.
Un rapport de l'UNESCO révèle 2 260 sites vivants où les humains et la nature coexistent, du Dja au Groenland, façonnés par les menaces climatiques, la gestion communautaire et les savoirs autochtones.
Depuis des siècles, les forêts entourant le majestueux mont Kangchenjunga, au Népal, abritent une biodiversité remarquable, comprenant des espèces rares telles que la panthère des neiges et le panda roux. Les communautés locales, s’appuyant sur des savoirs autochtones transmis de génération en génération, ont contribué à préserver cet équilibre fragile. Aujourd’hui, toutefois, un ensemble de défis — parmi lesquels le changement climatique, le braconnage intensif et des infrastructures non maîtrisées — commence à perturber l’harmonie entre l’être humain et la nature. Un projet de l’UNESCO fournit aux communautés locales les outils dont elles ont besoin pour protéger cette biodiversité exceptionnelle.
Chaleur oppressante. Extinctions d’espèces. Cieux étouffés par la pollution. C’est l’avenir qui attend le monde si l’humanité ne prend pas des mesures radicales pour mettre fin à une série de crises environnementales en pleine expansion, selon un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). La septième édition du rapport sur l’avenir de l’environnement mondial (GEO-7) offre une vision saisissante des décennies à venir. Mais ses auteurs affirment que les pires prévisions peuvent encore être évitées si les pays agissent rapidement et de manière significative pour lutter contre les changements climatiques, la perte de nature, de terres et de biodiversité, ainsi que la pollution et les déchets.
Alors que le monde s’efforce de ralentir les changements climatiques et de créer un avenir plus durable, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a désigné cinq précurseurs dans le domaine du climat comme lauréats du prix Champions de la Terre 2025. Ces cinq leaders exceptionnels, qui œuvrent dans des domaines allant de la justice climatique au refroidissement durable et à la protection des forêts, démontrent que des actions audacieuses peuvent entraîner de réels changements pour les populations et la planète.
L'évaluation la plus complète jamais réalisée de l'environnement mondial a révélé qu'investir dans un climat stable, une nature et des terres saines, ainsi qu'une planète sans pollution, peut générer des milliers de milliards de dollars de PIB supplémentaires, éviter des millions de décès et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté et de la faim. Le rapport sur l’avenir de l’environnement mondial présente un choix simple à l’humanité : continuer sur la voie d’un avenir dévasté par les changements climatiques, le déclin de la nature, la dégradation des terres et la pollution de l’air, ou changer de direction pour garantir une planète saine, des populations en bonne santé et des économies prospères. En réalité, il n’y a pas vraiment de choix.
La forêt de Canindeyú, au Paraguay, fait vivre la communauté Avá Guaraní en lui fournissant des médicaments, de la nourriture et un abri. Teodora Vera, leur chef élue, encourage l'agroforesterie et le reboisement pour lutter contre la déforestation et le changement climatique, qui menacent la sécurité alimentaire et l'approvisionnement en eau. Grâce au projet PROEZA, cofinancé par le Paraguay et le Fonds vert pour le climat, les familles reçoivent un soutien financier et technique pour adopter des pratiques durables. À ce jour, près de 1 500 ménages en bénéficient, ce qui leur assure résilience et moyens de subsistance.
En août 2015, la tempête tropicale Erika a dévasté Petite Savanne, faisant plus de 30 victimes et détruisant des maisons et des moyens de subsistance. La zone a été déclarée dangereuse, obligeant des familles à déménager à Bellevue Chopin, une communauté de réinstallation mise en place par le gouvernement. Bien que plus sûre, elle ne procure pas le sentiment de familiarité et d'appartenance de Petite Savanne et les personnes âgées déplorent la perte des liens sociaux. Les effets du changement climatique s'intensifient, rendant ces déplacements de plus en plus fréquents. Les habitants de Petite Savanne s'efforcent de reconstruire, en soulignant la nécessité d'une collaboration et de solutions durables pour protéger les vies et la dignité.
Les principales plateformes de livraison de produits alimentaires et d'épicerie ont lancé une alliance sectorielle visant à passer à des véhicules à deux et trois roues à zéro émission à l'échelle mondiale.
L’UNESCO a désigné 26 nouvelles réserves de biosphère dans 21 pays, un record jamais atteint depuis 20 ans.













