FAO

Plusieurs rangées de laitues poussant dans une serre.

Dans la petite serre d’une exploitation familiale du sud de la Grenade, la laitue pousse sans terre, grâce à l’énergie solaire. Grâce à un projet mis en œuvre par la FAO et financé par le Fonds vert pour le climat, l’exploitation familiale des Benjamin s’est tournée vers l’hydroponie pour faire face au problème des précipitations irrégulières. Par rapport aux méthodes de culture traditionnelles, la culture hydroponique consomme jusqu’à 90 pour cent d’eau en moins. En tant que technologie d’adaptation au changement climatique, la culture hydroponique réduit également l’exposition aux organismes nuisibles disséminés par la terre, et permet une utilisation plus efficace de l’espace, des intrants et de la main-d’œuvre.

Une femme tenant un gros paquet de riz récolté.

Une nouvelle analyse conjointe de la FAO et de l’OMM montre dans quelle mesure la chaleur extrême interagit avec la pluie, l’humidité, le vent et la sécheresse pour produire des effets combinés qui perturbent aussi bien les exploitations agricoles que les écosystèmes. Pour s’adapter, il faudra investir dans des variétés végétales et des races animales tolérantes à la chaleur, adopter de nouvelles pratiques et faire des choix difficiles quant aux espèces à cultiver et aux zones propices à leur culture. Toutefois, les agriculteurs aussi ont besoin de réponses concernant les saisons à venir. La chaleur étant amenée à s’intensifier au cours des prochaines années, des solutions immédiates et concrètes s’imposent. Voici quatre des réponses à apporter face à la chaleur extrême.

Innover pour mieux conserver les oiseaux d’eau dans les zones humides du Sahel

Les zones humides du Sahel accueillent chaque année des millions d’oiseaux d’eau migrateurs venus de toute l’Eurasie. Leur suivi est essentiel pour mieux comprendre les dynamiques migratoires et orienter les actions de conservation.

Un vaste paysage de pâturages ouverts, parsemé de ruisseaux peu profonds, d'herbe rase et de trois lamas.

Quand nous parlons de parcours, de quoi parlons-nous exactement? Qui vit sur ces terres? Quels sont les liens étroits unissant ces paysages, les animaux qui y vivent et les personnes qui les gardent, pour former l’un des écosystèmes les plus importants de la planète ? À l’occasion de l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (2026), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) donne un coup de projecteur sur les parcours et les éleveurs pastoraux pour mettre en valeur leur importance. Voici cinq questions pour comprendre les notions essentielles.

Un humanitaire de la FAO et deux femmes discutent en mangeant un fruit dans un champ.

Autrefois, Rita commençait ses journées par une marche de trois kilomètres pour aller chercher de l’eau, jonglant entre les travaux des champs et la garde de ses enfants, alors que la sécheresse et les moyens d’irrigation limités menaçaient les récoltes et la sécurité alimentaire. Cette routine a changé lorsqu’un nouveau barrage a permis de créer un réservoir pour sa communauté. Construit par la FAO avec le soutien financier du Gouvernement angolais et de l’Union européenne, ce barrage s’inscrit dans le cadre du programme FRESAN de la FAO, qui vise à renforcer la résilience en matière d’eau et d’alimentation dans le sud de l’Angola. Grâce à une irrigation tout au long de l’année, Rita cultive désormais des denrées de base et des légumes, vend ses excédents pour aider à couvrir les frais de scolarité et met en pratique avec ses enfants les nouvelles techniques apprises dans les écoles pratiques d’agriculture de la FAO.

Un groupe d'enfants en train de manger dans une école au Bhoutan.

Une initiative, lancée par le Gouvernement royal du Bhoutan avec le concours de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), met directement en lien des petits éleveurs de volaille et des programmes d’alimentation scolaire en vue de lutter contre la malnutrition chez les enfants tout en créant un marché stable pour les producteurs ruraux. Ce projet pilote mené sur deux ans, appelé «Un enfant, un œuf», permet actuellement de proposer des œufs à 32 000 élèves dans 343 écoles du pays. Les élèves disent avoir remarqué une nette amélioration de leur santé et de leur énergie à l’école et les enseignants indiquent que les élèves semblent plus attentifs en cours depuis le lancement du programme.

Vue prise sur le côté droit d'un navire blanc montrant la mer avec des montagnes à l'horizon.

« Nous sommes allés plus loin des côtes que je ne l’avais jamais fait auparavant. » Le scientifique Marco Milardi a pris part à un voyage inédit, dans les eaux internationales du sud-ouest de l’océan Indien, à des endroits que peu de personnes ont approchés. Il faisait partie d’une vingtaine de scientifiques de 11 pays embarqués à bord du navire de recherche Dr Fridtjof Nansen, opérant dans le cadre du Programme AEP-Nansen, un partenariat entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le gouvernement norvégien, 33 pays et plusieurs organisations régionales d’Afrique et du golfe du Bengale.

Plusieurs personnes tenant des fournitures destinées à faire face aux catastrophes.

Pour les pêcheurs de la province de Cagayan, la mer est à la fois généreuse et dangereuse. Rien qu’en 2024, cette région des Philippines a été balayée par six cyclones tropicaux, qui ont dévasté bateaux, filets, abris côtiers et champs à l’intérieur des terres. Les conditions météorologiques extrêmes étant devenues la nouvelle norme, la communauté a compris que son travail n’allait plus se limiter à l’agriculture et à la pêche mais consisterait également désormais à protéger les récoltes, le matériel et les infrastructures contre les typhons et à agir bien avant qu’un de ces phénomènes ne la frappe.

Financer la transformation des systèmes agroalimentaires en Amérique latine et Caraïbes

Les systèmes agroalimentaires sont essentiels au développement économique, à l’emploi et à la sécurité alimentaire en Amérique latine et dans les Caraïbes. Toutefois, les financements disponibles restent insuffisants pour répondre aux défis actuels. 

Deux personnes vêtues de combinaisons blanches de type hazmat pilotent un drone dans des champs de bananiers.

Au Venezuela, la banane est depuis des générations un symbole de subsistance et de tradition, mais en 2023, le champignon fusarium tropical race 4 est arrivé dans les zones de production, provoquant une urgence phytosanitaire. Ce champignon, qui provoque une maladie dévastatrice chez les bananiers et les plantains, peut rester dans le sol pendant plus de deux décennies, menaçant la production et la vie de ceux qui en dépendent. Avec le soutien de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et des autorités nationales, les agriculteurs apprennent à gérer la maladie, ce qui contribue à relancer la production et à renforcer la résilience face à de futures épidémies.

Une femme vérifiant la qualité des pistaches sur un pistachier.

Une formation de la FAO, qui associe expérience acquise sur le terrain et méthodes issues de la recherche, aide Maryam et d’autres agricultrices iraniennes à améliorer leur production dans des conditions de plus en plus difficiles du fait de la sécheresse et du manque d’eau. Cette formation associe les connaissances scientifiques et les décisions quotidiennes prises dans les champs. Elle aide les cultivateurs à exploiter l’eau de manière plus efficace, à réduire les risques de contamination et à améliorer la productivité à long terme. 

Une femme tenant une grappe de raisin dans un vignoble.

Dans la région de Kakhétie, en Géorgie, Sophio Khutitdze, viticultrice et vigneronne de 25 ans, révolutionne la culture du raisin et la production de vin. Forte d'une formation scientifique et animée par son amour de la nature, elle gère 40 hectares de vignobles où la qualité commence par le raisin. Dans le cadre d'un projet de la FAO financé par l'Union européenne et la Suède, elle utilise des diffuseurs de phéromones de synthèse pour lutter contre les insectes, réduisant ainsi l'utilisation de pesticides tout en protégeant les rendements et la sécurité alimentaire. En tant que formatrice nouvellement qualifiée, elle partage désormais ses techniques de gestion intégrée des vignobles avec d'autres, rejoignant ainsi 23 caves réparties dans quatre régions qui adoptent des pratiques durables. Découvrez comment Sophio et ses pairs transforment le secteur viticole de Géorgie.

L'apiculture biologique en Tunisie

Dans le cadre du projet BIOREST, mis en œuvre avec l’appui de la FAO, un cycle de formations en apiculture biologique est organisé dans les régions du Nord, du Centre et du Sud afin de renforcer les compétences des apiculteurs tunisiens.

Nurcan s'occupe de sa ruche.

Nurcan Tekneci poursuivait une brillante carrière professionnelle, dans le tumulte de la vie urbaine. Après la pandémie, elle a décidé de s’installer à la campagne et de se lancer dans l’apiculture.

Côte d'Ivoire : des réponses locales face aux crises climatiques

En Côte d'Ivoire, les productrices et producteurs sont en première ligne face aux effets des changements climatiques.